Aménagement hydroélectrique de la Durance

 

L’aménagement global de la Durance.

  • Privée d'eau, la rivière est dégradée : sa dégradation est attestée par son déclassement de la 1ère à la 2ème catégorie halieutique. Les nappes associées sont en baisse, dégradées.  Menace de pénurie !
  • Les 1200 millions de m³ d'eau douce jetés dans l'étang - et qui le dénaturent - sont eux-mêmes dénaturés, gaspillés, car ils ne servent qu'à la production de quelques KWh, hors de toute autre fonction de l'eau. 1200 millions de m³ par an c'est 4 fois la consommation annuelle des 5 millions d'habitants de PACA !
  • Crue de la Durance
    La Durance en crue le 13 janvier 1994
    Photo L'Étang Nouveau
    Dans son rapport de juin 2001, la « Société Grenobloise d'Études et d'Aménagements Hydrauliques », note que la Durance est plus dangereuse que jamais : « les crues exceptionnelles restent proches de leur état naturel. L'absence de crues ordinaires les rend d'autant plus dangereuses ».
  • Même en dehors des crues, la Durance est plus dangereuse que jamais car elle  est soumise à des « lâchers » d'eau imposés par la gestion de l’hydroélectricité.
  • Ces lâchers perturbent gravement la vie aquatique et littorale de la rivière.
  • Circonstances aggravantes de l'insécurité : les aménagements en zone inondables et la construction de digues à un rythme effréné qui a permis d'établir un record du monde avec 3 km de digue par km de rivière…
  • La Durance aménagée n'apporte plus au Rhône les matériaux solides (70% du total charrié par le fleuve) avec lesquels le courant Provençalo-Ligure a construit le littoral méditerranéen. En 50 ans, pour la seule Durance, le déficit est de 400 millions de m³ : une digue trapézoïdale de 200 m grande base, 100m petite base, 13 m de haut et 200 km de long… Résultat, le littoral recule, la mer avance dans les terres, de la Camargue aux Pyrénées Orientales. Menace permanente et avancée inexorable aussi longtemps que le charriage nourricier du littoral ne reprendra pas.

Les élus jouent le statu quo, voire l'aggravation de cette gestion
qui menace notre ressource en eau, en qualité et en quantité.

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