Les centrales à biomasse

 

Dernier cri des fuites en avant devant l'effet de serre :
les « centrales à biomasse »

Leur approvisionnement en bois, Gardanne (1 Mt/an, million de tonnes par an) Brignoles (150 000 tonnes/an) se fait dans un rayon de 400 km autour des deux sites. La centrale de Pierrelatte (150 000 tonnes par an) détruit la forêt cévenole. Tarascon, en projet, puisera aux deux.

Les centrales à bois sont donc des centrales à déforestation ; outre les trois effets classiques des centrales thermiques, elles ont deux effets indirects par voie de déforestation.

  • Gaspillage énorme de l'énergie bois.
  • Émission de gaz et particules nuisibles à la vie.
  • Émission massive de Gaz à Effet de Serre, GES : accélération du changement climatique.

En totale opposition avec les recommandations du Plan Bleu, en provoquant la déforestation du bassin versant de la Durance et des Cévennes, la mise en service des centrales au bois aggrave le changement de climat qui annonce déjà la désertification de notre région ; elle est porteuse directe de cette désertification en aggravant le drainage du bassin versant de la Durance et des rivières cévenoles ; elle est porteuse  d'une aggravation considérable de la menace déjà forte sur la principale ressource en eau de la région PACA, la ressource Durance.

  • Déforestation du bassin Durance et partie bassin du Rhône et climat : réduction des capteurs de GES que sont les forêts et accélération du changement climatique ;
  • Déforestation du bassin Durance et partie du bassin du Rhône, menace sur la ressource en eau et dangerosité accrue des cours d'eau par ruissellement accéléré des précipitations.

La déforestation met un terme au cycle secondaire de l'eau qui assure son maintien sur les sites forestiers : évapotranspiration diurne, condensation nocturne et retour au sol.
En l'absence de forêts, la pluviométrie est réduite, l'évaporation plus intense.
Le système racinaire des arbres est une voie importante de pénétration de l'eau de pluie dans les nappes phréatiques ; la déforestation coupe cette voie et réduit l'alimentation des nappes phréatiques.

La déforestation accélère le ruissellement de l'eau de pluie ; elle accroît la dangerosité de la Durance, l'érosion des sols, le drainage du bassin versant.
C'est le schéma de désertification accélérée à l'œuvre, notamment dans le Sahel, en Afrique. Déjà, le détournement de l'eau de la Durance, la dévastation de son lit et le changement climatique ont entamé la ressource en eau de PACA. La mise en service des centrales à déforestation, aggrave cette évolution et nous conduit sous peu à la pénurie.

Il fut un temps où en France les pouvoirs publics liaient les problèmes de l'eau et de la forêt.
C'était le temps des « Eaux et Forêts » devenu Office National des Forêts.

Suite de la présentation de l'association >