Kedge Business School

23

Mercredi 03 juillet 2019, en sous-préfecture d'Istres, la DREAL a présenté une

« Étude sur la constitution d'éléments nécessaires à la rédaction d'un argumentaire au titre de la DCE (Directive Cadre sur l'Eau, directive européenne) ».

L'objectif du gouvernement qui a initié cette étude, est d'éviter les astreintes financières encourues par la France, dans le cas ou « le bon état écologique de l'étang de Berre » ne serait pas atteint en 2027. Ce « bon état » aurait dû être atteint en 2015 ; date limite déjà reportée, dont on demande encore le report…

À l'heure où l'étang de Berre est dans un état écologique et sanitaire catastrophique, un état d'urgence, le gouvernement fait un plaidoyer pour ne rien faire. C'est consternant, irresponsable !

Les communes riveraines de l'étang rejettent cette attitude irresponsable : elles engagent une procédure auprès de l'Europe, avec le cabinet Uglo Lepage, pour obliger le gouvernement français à prendre, pour l'étang, les mesures qui lui permettront de retrouver un bon état écologique.

Il faut se féliciter de cette démarche. Elle rejoint celle initiée par L'Étang Nouveau dont la plainte a été déposée à la Commission Européenne, depuis le 13 mai 2019, par le cabinet d'avocat Dovislex de Padoue. Cabinet qui a conduit la procédure engagée en 1997 par la Coordination des Pêcheurs, procédure qui a abouti à la réduction des rejets EDF, en vigueur depuis 2007, avec d'excellents résultats, résultats massacrés par les rejets boueux EDF l'été dernier.

Cependant, l'attitude très tardive des communes, appelle deux remarques :

  • elle vise à transférer sur l'État une responsabilité que ce dernier partage avec le « Groupement d'Intérêt Public pour la Réhabilitation de l'Étang de Berre », le GIPREB, en place depuis 20 ans, et qui n'a RIEN fait pour cette réhabilitation
  • elle fait l'impasse sur les mesures que les communes doivent prendre immédiatement pour faire face à l'état d'urgence écologique et sanitaire actuel de l'étang...

Communiqué de presse de l'Union Calanques Littoral

Kedge Business School : une étrange protection de la biodiversité !

Au sein du Conseil d’Administration d’UCL nous nous sommes demandés pourquoi les autorités du Parc National des Calanques ne se sont pas prononcées foncièrement contre le projet d’agrandissement de cette école de management à Luminy. Il faut pour cela remonter le temps jusqu’au 24 avril 2014 et lire l’article de « Laprovence.com » intitulé « Kedge Business School et le Parc National des Calanques s’engagent pour la biodiversité ».
Ainsi le directeur de cette école d’architecture a signé la charte du PNC et a déclaré participer à la création d’un sentier de découverte de la biodiversité des calanques, appelé « Nature Walk ». On peut lire dans l’article : « L’emplacement de l’école sollicite une gestion particulière favorable à la biodiversité et le respect de la nature (sic !). C’est la raison pour laquelle l’école souhaite s’engager dans une démarche volontariste en faveur de la biodiversité en mettant en cohérence sa politique avec les orientations de la stratégie nationale pour la biodiversité ».
D’un côté on montre une certaine sensibilité à l’environnement et de l’autre on va impacter et bétoniser 11.000 m² de milieu naturel dans l’aire d’adhésion du Parc National, contre l’avis de l’architecte des Bâtiments de France, en l’absence d’étude d’impact, avec une enquête publique réalisée en catimini en pleines vacances estivales et la non consultation des associations !
 

Cherchez l’erreur !

Nous vous invitons à soutenir cette action en signant la pétition lancée par l'UCL